Paris le 21 aout 2018 Communiqué n°002/08/018

 

A tous les Guinéens

Chers compatriotes,

Il n’est un secret pour personne que notre pays ait atteint un tournant critique de son histoire qui, une fois de plus interpelle chacun de nous.

L’élection du professeur Alpha CONDÉ à la magistrature suprême de la Guinée en 2010 avait suscité beaucoup d’espoir dans la diaspora et dans tout le pays.

Huit années après, force est de reconnaître que nous nous sommes trompés sur la capacité et la sincérité patriotique de l’homme à redresser la Guinée  et à restituer la confiance au peuple, confiance perdue envers les pouvoirs publics.

Le constat est amer et sans appel. Le professeur à échoué sur toute la ligne.

Après 60 ans d’indépendance, notre pays avec toutes ses richesses a toujours du mal à se développer afin se hisser au niveau des pays émergents du continent africain.

Il convient de rappeler qu’avant l’indépendance de la Guinée en 1958, la société guinéenne était organisée en plusieurs partis politiques et plusieurs formations syndicales. Ce climat de liberté, de tolérance et de vivre ensemble, avec un sentiment de sécurité et sans préjugés ethniques avait permis à la population de consacrer ses efforts à produire des richesses, tant sur le plan de l’autosuffisance alimentaire, que sur le plan des biens des personnes. Ce bien être individuel et collectif à été le moteur de l’unité nationale qui a débouché sur le vote massif en faveur du Non au référendum du 28 septembre 1958 et à la proclamation de l’indépendance de la République de Guinée le 2 Octobre 1958.

La lutte menée par “l’Intelligentsia Africaine” vivant en Europe et ailleurs à l’époque a permis à plusieurs pays africains d’accéder à la souveraineté nationale dès 1960.

Après toutes ces années, nous constatons que certains pays africains dont la République de Guinée, se sont détournés de l’objectif qui consistait à rendre la fierté à leurs peuples et à les sortir de la misère.

Aujourd’hui, seules l’enrichissement  personnel à outrance demeure la preoccupation majeure de nos dirigeants. Et ce, au détriment de l’immense majorité des Guinéens qui espère toujours un monde meilleur.

La diaspora Guinéenne de France, d’Europe et d’ailleurs doit-elle rester passive et indifférente ?

Devons-nous fermer les yeux devant de telles réalités ? Devons-nous démissionner de notre pouvoir patriotique ?

Tous ces problèmes constituent un véritable frein au développement de notre pays, et empêchent la création de richesses pour tous.

Les Guinéens sont fatigués avec des manifestations et grèves à répétitions que traverse leur pays. Plus de 60 ans après l’indépendance, le peuple de Guinée vit toujours dans une crise économique à répétition entraînant une pauvreté de plus en plus insupportable.

Le président professeur Alpha Condé a instauré un système de pillage institutionnalisé des ressources nationales. La moitié de la guinée à été vendue ou hypothèquée à des multinationales pour faciliter un enrichissement personnel d’une poignée de personnes au détriment de nos valeureuses populations.

La mauvaise gestion des biens publics et l’impunité qui l’accompagne sont le quotidien de l’exécutif guinéen. Bref les qualificatifs néfastes sont nombreux pour notre frère de la diaspora qui se vante d’être le Mandela de la Guinée avec des slogans pompeux comme « Guinée is back ».

Les élections communales ont été organisées depuis près de 07 mois et les maires n’ont toujours pas été installés. Le gouvernement continue ses manœuvres dilatoires pour brouiller les pistes et acheter la conscience de certains conseillers corrompus pour permettre au RPG AEC d’être à la tête de la majorité des mairies.

Un accord semble avoir été trouvé entre le pouvoir et le principal parti de l’opposition l’UFDG  Attendons donc de voir la suite.

L’augmentation du prix du carburant à la pompe de 8 000 à 10000 FG dont plonge davantage les guinéens dans le désarroi et l’inquiétude pour leur quotidien déjà extrêmement difficile. La vente du port autonome de conakry à une multinationale turque ne fait qu’accentuer la colère du peuple envers ce pouvoir qui  le déleste de tous son patrimoine à des fins personnelles .

La jeunesse  est sans repères, sans perspectives d’avenir et sans confiance en leur pays, en raison de la mauvaise gouvernance en vigueur en Guinée.

Cette jeunesse fuit massivement le pays à la recherche du mieux vivre ailleurs et ce, au péril de leurs vies.

C’est pourquoi l’ALLIANCE DES FORCES PATRIOTIQUES POUR UNE GUINÉE LIBRE (AFPGL) demande au Président Professeur Alpha Condé de clarifier sa position dès maintenant pour l’échéance 2020 en respectant la constitution Guinéenne qui n’autorise que 02 mandats.

Nous profitons de cette occasion pour adresser nos sincères félicitations à Mr Alassane Ouattara le président de la Côte d’Ivoire qui respecte la constitution de son pays en ne briguant pas un troisième mandat en 2020 afin de favoriser l’émergence d’une alternance politique dans son pays.

Le président Congolais Mr Joseph Kabila fait de même et se retire.

Le Président du Botswana, heureux de la fin de son mandat, organise une fête et danse pour l’alternance dans son pays.

C’est un cas d’école pour ceux qui veulent affronter la colère du peuple dans leur pays.

Les Guinéens sont en droit de connaître dès maintenant les intentions claire du président Alpha Condé sur cette question fondamentale.

En tout état de cause, les guinéens n’accepteront  pas de 3ème mandat, pour quelques motifs qu’il soit dans notre pays.

Notre alliance soutien la lutte des forces sociales et les syndicats, qui se battent à juste titre pour le peuple de Guinée.

Un dirigeant honnête et patriote doit s’imposer ce qu’il a toujours exigé des autres lorsque lui même se retrouve aux affaires.

Monsieur le président, votre responsabilité personnelle et celle de votre gouvernement est engagée face à l’avenir et à la postérité.

L’histoire retiendra les turbulences imposées par votre pouvoir à la Guinée et à son peuple.

Les Guinéens comptent sur votre patriotisme pour ne pas manquer le rendez-vous de l’alternance en 2020. Le pouvoir de Conakry n’a plus d’argument pour convaincre ni les Guinéens, encore moins la communauté internationale

VIVE LA GUINÉE

La lutte continue

 

                                   Pour L’AFPGL

                                   Le Secrétaire Exécutif Chargé de la Coordination

                                   CISSÉ CAMPEL

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